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6 avril 2004
Le 8e Grand Prix de l’Environnement des Villes d’Ile-de-France
Conclusions du jury qualité de l’eau et de l’assainissement
Le
Jury :
Jean-Noel BRICHARD, Directeur de l’Agence de l'Eau
Sophie LESCAON, Rédacrice en chef d’Environnement Local
Denis PLAIN, Président d’honneur d’Environnement 92
Gilles BROUSSE, SIAAP
Fabien COX, Veolia Water
Troisième Prix à Sainte-Colombe
(77).
La loi oblige les propriétaires de berges à entretenir
ces zones humides. Comme partout, cela n’est que trop rarement
réalisé, ce qui entraîne la formation d’embâcles
sur les rivières et des inondations lors des crues. Petite commune
de 2000 habitants en Seine-et-Marne, Sainte-Colombe a choisi d’acheter
les berges de la Voulzie afin de palier à la déficience
des propriétaires. Une démarche courageuse entreprise depuis
13 ans. Avec l’aide d’une association locale, elle a incité la
population à découvrir ce milieu naturel. A l’avenir,
il serait souhaitable d’envisager une gestion douce des berges.
Le
jury décerne le Troisième Prix à Roger
Marty, maire de Sainte-Colombe (77).
Deuxième Prix à Meudon (92)
L’utilisation rationnelle des ressources en eau est une préoccupation
encore trop rare des communes. Dans les Hauts-de-Seine, Meudon a su faire
preuve d’originalité et d’opportunisme. Elle a trouvé une
solution originale pour capter une source souterraine qui menaçait
la stabilité d’une carrière. Cette eau brute est
utilisée pour l’arrosage des espaces verts et le nettoyage
de la voirie. Le retour sur investissement des travaux se limite à trois
ans. Au titre de la préservation de la ressource, économie
sur le budget communal, pour cette initiative « durable »,
le jury attribue le Deuxième Prix à Hervé Marseille,
maire de Meudon.
Premier Prix au Siarce (91).
D’ici 2015, les rivières françaises devront retrouver
un bon état écologique. Quoique la directive européenne
qui impose cet objectif ne soit pas encore transposée dans le
droit français, le Siarce (syndicat en charge de l’Essonne)
a déjà pris les devants. Utilisation du génie végétal
lorsque cela est possible, restauration des annexes hydrauliques… Il
n’a pas hésité non plus à alerter le président
de la République sur l’urgente nécessité d’un
plan d’action national pour atteindre ce bon état.
Pour la qualité de l’eau, il a su combiner l’analyse
des problèmes et les outils, dont le Semafore pour la télésurveillance
des ouvrages hydrauliques et Signe, un SIG pour la gestion des réseaux.
Le Siarce est certifié Iso 14001 et envisage de se doter d’une
charte paysagère et d’une commission consultative des services
publics locaux. Il gère habillement les fonds publics (comptabilité analytique
depuis 2002, budget d’investissement subventionné à 72
%, lissage des participations communales). Enfin, il s’est doté d’une
véritable stratégie de communication adaptée en
fonction des publics.
Le jury a donc attribué le Premier Prix à Michel
Binant, président du Siarce.
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