|
|
le 6 avril 2004
Le 8e Grand Prix de l’Environnement des Villes
d’Ile-de-France
PRIX SPECIALISE
URBANISME ET DEVELOPPEMENT DURABLE ET AGENDA 21
10 Villes candidates :
- Massy (91)
- Emerainville (77)
- Agenda 21
- Bessancourt (95)
- Montreuil (93)
- Courtry (77)
- Chelles (77)
- Sceaux (92)
- Courbevoie (92)
- Boulogne (92)
- Saint Cyr l’Ecole (78).
Et 1 syndicat intercommunal :
Le SIARCE ( 91), qui regroupe 29 communes et la communauté d’agglomération « Evry-Courcouronnes-Bondoufle-
Lisses »
Jury :
Claude Bassin Carlier, Directeur de l’ARENE
Christine de Buhan Architecte
Christian Moreau, Architecte Urbaniste
Jean Sébastien Soulé, Directeur du CAUE 92
François Wellhoff, Conseil Général des Ponts et
Chaussées
Rappel de l’objectif : récompenser des collectivités
qui ont réalisé ou mènent des actions remarquables
en matière d’environnement.
Rappel des critères :
- pertinence de l’initiative
- efficacité, économie et conséquences en termes
d’emploi
- pérennité, durabilité,
- caractère innovant et reproductibilité de l’initiative
Problématique et exigences :
Les dossiers présentés sont de plus en plus nombreux et
de plus en plus intéressants, ce qui nous conduit tout d’abord à remercier
et à féliciter les candidats pour leur investissement dans
le « Grand Prix de l’Environnement » mais conduit également à une
concurrence plus accrue entre les candidats et à une sélection
de plus en plus exigeante.
Lorsque le Grand Prix de l’environnement en était à ses
débuts et le terme même de développement durable
encore peu usité, les communes en étaient au stade de la
réflexion sur le sujet, puis des intentions. Nous avons donc été amenés
dans le passé à « lauréer » des intentions
et des projets à des stades relativement amont par rapport à nos
objectifs.
Aujourd’hui quelques années se sont écoulées
et nous sommes passés à une nouvelle ère en matière
de développement durable, celle de la transcription dans le réel
des intentions, et des projets.
Nous ne pouvons donc plus nous permettre de récompenser seulement
des intentions qui pour certaines ne dépasseront pas le stade
du dossier de candidature, et inversement de récompenser, des
projets qui ne sont pas motivés par un engagement en matière
de développement durable.
En conséquence d’un commun
accord avec les membres du jury il a été décidé de « lauréer » les
dossiers répondant aux critères inclus dans le règlement
du grand prix et présentant simultanément :
1 - des intentions clairement formalisées, avec une implication
et une motivation réelle de la ville à poursuivre la démarche
dans le temps,
2 - un début de transcription dans le réel, témoignant
de la réalité de la prise en compte du développement
durable dans la mise en oeuvre des intentions et des projets, même
de façon séquentielle,
3 - un réel processus de concertation participative,
4 - une ouverture à l’intercommunalité (selon la
taille des communes et la dimension des projets bien entendu),
Les deux derniers points étant des composantes essentielles du
développement durable.
PREMIER PRIX : BESSANCOURT (95)
Compte tenu de ce qui précède, le jury Urbanisme et Développement
Durable ne décerne en 2004 qu’un 1er prix spécialisé, à une
commune répondant parfaitement au niveau d’exigence précité.
Il s’agît d’une commune de 7620 habitants disposant
d’une équipe et de moyens réduits, ce qui rend son
prix d’autant plus remarquable : Il s’agît de la ville
de Bessancourt (Val d’oise)
Pour la pertinence de l’initiative,
Pour la pertinence de la réponse au sujet : Urbanisme et développement
durable,
Pour la globalité, l’exhaustivité et l’exemplarité de
la démarche ,
Pour la qualité de la concertation participative
Pour l’élaboration de l’Agenda 21,
Pour la prise en compte de tous les facteurs du développement
durable à l’échelle de la commune.
MENTIONS SPECIALES :
Deux mentions sont données à des communes ayant répondu
de façon intéressante au sujet, mais de façon incomplète
(cf. § problématique et exigences) ce qui n’a pas permis
au jury, en toute équité, de leur décerner un prix.
COURBEVOIE (92) :
Pour l’initiative d’une démarche complète et
exhaustive, accompagnée par une société de conseil
extérieure et une Junior Entreprise, ce qui a permis de réaliser
:
- un recensement exhaustif des souhaits de la population,
- la mise en place d’un cahier des charges,
- une programmation
Des Outils opérationnels sont à ce jour disponibles pour
passer au stade de la transcription dans le réel:
- 1 charte de l’environnement qui comprend « un engagement
de la ville à assurer le suivi de la réalisation du programme
d’action et à en rendre compte régulièrement
aux acteurs et partenaires engagés »
- 1 guide pratique,
- 1 manuel d’assurance Qualité
- 1 enquête de satisfaction réalisée à l’issue
de la Charte de l’environnement,
Ces outils témoignent du sérieux des intentions et augurent,
compte tenu des objectifs clairement définis, d’un futur
prometteur en matière de développement durable pour la
commune.
SAINT CYR L’ECOLE (78) :
Pour la pertinence de l’initiative,
Pour la concertation participative,
Pour la transcription dans le réel des intentions,
(La démarche concerne un projet de ville dont une des 3 opérations
majeures est en cours de réalisation :la Zac du Centre Ville).
Pour l’intégration des circulations douces.
La qualité du projet d’aménagement lui a permis de
perdurer sans modification notable au-delà des changements politiques
locaux, ce qui témoigne à la fois de la qualité de
la démarche, du fondement des intentions et de la réelle
concertation participative à l’origine du projet.
Nous regrettons cependant l’absence de motivations détaillées
et formalisées en dehors des documents réglementaires fournis
tels que le PADD ou de communication tels que les numéros du Saint
Cyr Magazine.
Le rapporteur : Christine de BUHAN
|
|