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Composition du Jury
Sophie BOICHAT-LORA, Architecte Paysagiste, Agence Pena et
Dany HERMEL-WIART - Paysagiste
Yann FRADIN - Directeur - Association “Espaces” et
Bruno MACÉ - Agent de veille écologique
Guillemette MORIN - Chargée d’Études, CAUE 93
Laurence VIDAL - Paysagiste, Conseil Général des Hauts-de-Seine
Deux prix ex-aequo en raison de la taille et de la situation très différentes
des deux communes.
VERRIERES-LE-BUISSON (91)
La Ville de Verrières-le-Buisson qui a déjà fait resurgir
la Bièvre il y a quelques années, a décidé de reconquérir
des anciens vergers en friche sur les sites des Rinsolles, de la Vallée à la
Dame et des Justices. Il s’agit d’espaces protégés.
L’un d’eux comprend une ancienne décharge qu’il a
fallu intégrer dans le projet : la méthode de confinement sur
place est intéressante à noter. La ville rachète ces terrains
au fur et à mesure. Elle a par ailleurs eu le souci de confier le diagnostic écologique
et le plan de gestion à l’un des rares cabinets spécialisés
en Ile-de-France en génie écologique, l’Office de génie écologique
(OGE). Le projet prévoit de confier les espaces agricoles à des
habitants ou à une Association pour le maintien de l’agriculture
paysanne (Amap), développant ainsi l’agriculture urbaine et la
relocalisation de l’économie. Cette réhabilitation d’un
espace naturel péri-urbain est réalisé dans le cadre d’un
chantier d’insertion, en faisant ainsi un projet social : ce projet peut
ainsi être qualifié d’une action relevant du développement
durable.
MEAUX (77)
La Ville de Meaux a décidé de créer le parc naturel des
Pâtis grâce à un certain nombre d’espaces rachetés
depuis 20 ans, en bordure de Marne. Ceux-ci sont situés à proximité d’un
quartier d’habitat social. Ce projet est le fruit d’une volonté politique à long
terme, d’une analyse écologique avec l’appui d’un
cabinet spécialisé Cepage, et associe tous les acteurs et services
de la ville, notamment les plus jeunes. Le projet de grande noue et l’appel à une
association d’insertion et à l’usage de chevaux de trait
pour le débardage en font un projet très innovant et relevant
du développement durable.
3 mentions pour Courbevoie, Gagny et Vert-le-Petit.
VERT LE PETIT (91)
Ce dossier constitue une très bonne base d’étude.
Il présente un diagnostic complet et propose des solutions techniques,
ainsi qu’un programme pluriannuel de gestion et d’entretien.
Mais nous regrettons toutefois que le traitement paysager de ce site
remarquable ne se contente que des activités liées à la
pêche et à la promenade. D’autres aspects sociaux, économiques
et environnementaux mériteraient d’être développés
pour inscrire véritablement le projet dans une démarche
de développement durable, en particulier l’accessibilité au
public des espaces.
COURBEVOIE (92)
La ville de Courbevoie propose, en zone urbaine, une démarche
novatrice et exemplaire sur la régénération des
sols, lors de la réhabilitation d’un cimetière. Toutefois,
le projet « en surface » reste trop conventionnel. De plus
il pourrait faire l’objet d’une réflexion plus large,
en intégrant par exemple des liaisons vertes le reliant directement à la
ville.
GAGNY (93)
Nous proposons une mention à ce projet pour son originalité :
la réutilisation temporaire d’une friche urbaine en attendant
la mise en oeuvre du projet final. En effet, il est audacieux de transformer
un patrimoine dévalorisé - une ancienne station service
- en un projet évènementiel -une grotte- auquel viennent
participer les habitants du quartier. Cela n’empêche pas
la mise en place d’une gestion durable des espaces naturels de
la commune.
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